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Statistics Study 22/09/2021

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Statistics Study 22/09/2021
Le financement des Start-up

 

La start-up est définie comme une jeune et petite société innovante qui détient des compétences lui conférant un fort potentiel de croissance et d’évolution. Ses produits/services sont innovants mais leur utilisation par les consommateurs reste fortement incertaine. Des start-ups comme Meetic, Deezer ou encore Blablacar sont des start-ups qui ont très bien marché.

En France, plus de 30 plateformes de financement comme Ulule, KisskissBank ou Wiseed ont permis à 60 000 projets d’être réalisés pour un total de 40 millions €.

Ce mode de financement se développe de plus en plus en France et des fonds d’entrepreneurs sont montés : le fondateur de Meetic a une structure nommée Jaina Capital dotée de 30 millions € de fonds et désire investir plus de 100 millions € dans des projets de start up du web.

Seulement 10% des dirigeants de start-up sont des femmes et 90% ont un niveau d’étude Bac +5.
De plus, 25% des Français se disent prêts à investir dans une start-up.

Le principal objectif d’un dirigeant de start-up est de trouver les moyens de se financer puisque le développement de la structure est fortement dépendant des ressources financières.

Pour trouver des financements, la start-up doit défendre son projet et faire adhérer les futurs prêteurs. La mise en place du business plan est particulière parce qu’en général le marché est nouveau et les produits/services n’existent pas encore. Ainsi les projets de start-up sont vus comme risqués.

Il est important, avant de rechercher des financements :

❖  D’avoir un bon business plan expliquant le plan de financement pour donner confiance aux investisseurs, les séduire et montrer la viabilité du projet.

❖  D’avoir des profils adaptés pour gérer au mieux la start-up et les lister dans les documents financiers

❖  D’avoir un networking développé c’est-à-dire un bon réseau et de bons contacts afin de se développer au mieux.

Plusieurs modes de financement

1. L’autofinancement : c’est le moyen le plus rapide de se financer, il repose sur les capacités financières de l’inventeur du projet et son investissement financier personnel. Beaucoup d’investisseurs y ont recours mais il faut se méfier puisqu’en cas de perte le risque de faillite personnelle est très important. Bien souvent ce financement ne se suffit pas à lui-même notamment si des investissements en infrastructures doivent se faire.

2. La « love money » : comme son nom l’indique c’est la monnaie de l’amour, c’est-à-dire les financements offerts ou prêtés par l’entourage proche. Ces fonds sont empruntés sans intérêts et les remboursements sont plus flexibles ce qui est donc plus intéressant qu’un emprunt bancaire. La personne de l’entourage qui apporte des fonds au projet fera alors partie du capital personnel de l’entreprise et si des actions lui sont attribuées alors cette personne fera aussi partie du capital social.

3. Le financement participatif (ou crowdfunding) : peut avoir plusieurs formes et permet de faire connaitre le projet.

Le crowdfunding permet de collecter de l’argent pour la mise en place du projet.

Les projets peuvent être présentés sur des plateformes de crowdfunding telles que Kickstarter, Happy Capital ou SparkUp par exemple. Le système est très simple, les créateurs doivent réaliser une page sur leur projet avec le montant cible dont ils ont besoin et une période prédéfinie. Si à la fin de cette période les fonds sont récoltés alors le projet peut démarrer et les participants vont recevoir une contrepartie matérielle. En revanche, si l’objectif n’est pas atteint, les donateurs peuvent récupérer leur montant.Si les donateurs ne reçoivent rien en retour nous pouvons parler de crowddonation.

Le crowdinvesting se base sur le même principe que le crowdfunding mais si la start- up réussi à obtenir les fonds et démarre son projet alors les donateurs se partageront les bénéfices en fonction de leur participation de départ.

Le crowdlending s’orient plutôt vers des prêts basiques puisque les prêteurs vont récupérer leurs fonds ainsi que des intérêts. Les taux sont en général moins élevés que les taux de prêts bancaires.

4. L’emprunt bancaire : solution classique qui demande un business plan déjà bien établi. Le délai de remboursement doit être respecté et les intérêts sont inclus.

Le crédit classique est le plus courant même si certaines banques sont réticentes à financer des projets risqués et en manque de garanties. Certaines banques en revanche prônent l’accompagnement des start-ups dès leur démarrage avec des offres spécifiques.

Le financement mezzanine mélange les capitaux propres et les emprunts. C’est une sûreté pour les banques : un ratio de fonds propres élevé est plus sécuritaire pour elles et auront donc plus de facilité à prêter. Ce type de financement est une dette subordonnée (dette junior) au remboursement d’une dette bancaire (dette sénior), tant que la dette sénior n’est pas remboursée la dette junior ne peut pas commencer à être remboursée.

5. L’aide publique : la Banque Publique d’Investissement (BPI) notamment propose des bourses ou des prêts spéciaux pour les start-ups.

Les programmes d’aide à la création d’entreprise ont généralement des taux faibles, à long terme.

Les concours de start up offrent des prix financiers et d’autres accompagnements tels que le coaching ou la consultation.

6. Les Business Angels : sont des investisseurs individuels qui vont décider ou non d’investir dans un projet. Il est une sorte de parrain qui est déjà entrepreneur en général et qui est doté d’une certaine expertise. En contrepartie, ces parrains souhaitent avoir des actions de la société et parfois ils obtiennent aussi un droit de codécision avec le dirigeant.

Le réseau en France de Business Angels intègre des entrepreneurs avec 3 profils précis : des anciens chefs d’entreprise ayant un patrimoine et capables d’investir de 5 000 à 200 000€, des entrepreneurs qui ont déjà créé leur entreprise et pouvant investir entre 50 000 et 500 000€, des personnes intégrées à un family office (membre d’une même famille qui investissent).

En France, on ne dénombre pas moins de 5000 Business Angels, et chacun d’entre eux investi en moyenne 16 000 €. De plus, 25% des Français se disent prêts à investir dans une start-up.

7. Les sociétés de capital-risque : ces sociétés apportent des capitaux aux start- ups grâce à des participations au capital social. Ces fonds leurs sont confiés par des particuliers. Ces sociétés ont une grande influence sur les décisions commerciales parce qu’elles apportent des sommes importantes. Leur stratégie est en général d’investir une fois que la start-up commence à bien marcher et non pas au démarrage.

Les sociétés de gestion doivent être agréés par l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) et peuvent avoir plusieurs formes : société de capital risque (SCR), Fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI)…

La corporate venture rassemble les fonds de grands groupes industriels. A titre d’exemple, Orange Publicis et Iris Capital ont créé OP ventures qui est un fonds d’investissement européen de 300 millions € avec l’objectif d’investir dans des start- ups spécialisées dans le numérique.

L’avantage pour les grands groupes d’investir dans des start-ups est de s’assurer une veille stratégique, pouvoir connaitre de nouveaux procédés innovants… Les PME sont aussi attirées par l’élargissement du réseaux.

8. Les employés : forme plus rare, les premiers employés de la société vont avoir un salaire plus faible en échange d’actions dans l’entreprise.

9. La banque d’investissement : permettent l’introduction en bourse une fois que la start-up est bien développée.

10. Incubateurs/Pépinières d’entreprises privées : Des incubateurs financés par les pouvoirs publics permettent à des start-ups de financer leur projet.

Il y a aussi des centres privés auxquels les start-ups peuvent postuler lors du démarrage puisque leur spécialité est d’investir à un stade précoce. Ils accompagnent financièrement mais aussi avec expertise les entreprises en leur offrant les infrastructures nécessaires.

TYPOLOGIE DES FINANCEMENTS DURANT LE CYCLE DE VIE DE L’ENTREPRISE

=> Lancement

Seed phase ou financement d’amorçage : c’est ici que l’idée d’entreprise se forme. Le business plan se met en place et les analyses de marché permettent de se renseigner sur la qualité de l’idée. Cette phase dure environ 1 an et entre 50 000 et 500 000 € sont nécessaires pour démarrer la start-up. Il peut être compliqué de trouver des financements puisque les bénéfices ne sont pas encore réalisés durant cette période.

Phase de démarrage : l’entreprise entre sur le marché et les produits ainsi que les infrastructures doivent être développés. Le marketing et la publicité peuvent être lancés et il faut définir le plan de financement de la société. Des bénéfices ne sont toujours pas réalisés. Ce stade se termine en général par le lancement du produit et il dure de 1 an 3 ans. De nouveaux financements doivent généralement être trouvés pour la création du produit, la publicité, l’embauche de nouveaux salariés etc.

=> Expansion

Phase de croissance : les concurrents arrivent sur le marché et tout doit être mis en œuvre pour établir le produit sur le marché. C’est pourquoi de nouveaux fonds doivent être trouvés. Il arrive que de petits bénéfices puissent être dégagés sur cette période, mais en règle générale l’excédent n’est pas encore positif.

Une fois le bénéfice trouvé, il est plus facile de trouver des fonds. Dans cette phase, les modes de financement sont plutôt les crédits bancaires, les Business Angels et les sociétés en capital risque.

Phase de transition : ici les entreprises les plus prometteuses se préparent à entrer en bourse. Cette phase se nomme aussi pré-Ipo (Initial Public Offer). La concurrence augmente fortement et la diversification du produit est requise.

=> Terminale

Dans les phases finales, la société est bien implantée sur le marché. La start-up est souvent restructurée, l’offre agrandie, la gestion entrepreneuriale et les mesures de marketing sont de mises. Si le fondateur se retire de l’entreprise on parle de phase de fin et s’il décide de rester on parle de phase de maturité.

LE BOOTSTRAPING

Si les fondateurs décident de se financer eux-mêmes et ils gardent le contrôle total des décisions entrepreneuriales. La renommée du fondateur est très importante si la société connait un succès. En revanche le risque d’un déficit de l’entreprise est plus important et le fondateur peuvent se retrouver en faillite. De plus, en se finançant seul ils ne bénéficient pas de conseil et avis externe.

Written on 22/09/2021

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